Dibor Sarr

INTRODUCTION

 

La biodiversité est une ressource importante pour les être humains, tant pour la communauté mondiale que pour chaque pays en particulier. Elle est aujourd’hui au cœur de la productivité économique et de la survie. L’espace humain tire toute sorte de produits alimentaires et un grand nombre de produits pharmaceutiques et industriels à partir des éléments sauvages et domestiques de cette diversité biologique.

 

Le Sénégal n’est pas exempt dans cette situation avec son économie largement tributaire du secteur agricole. Ce dernier englobe à lui seul 70% de la population active et participe jusqu’à une hauteur de 25% au produit intérieur brut. Mais, nonobstant cette importance ce secteur est compromis. Ceci, du fait de l’accentuation d’un certain nombre de contraintes comme la baisse de la pluviométrie, les érosions hydriques et éoliennes.

Notons aussi que l’agriculture sénégalaise, comme dans beaucoup de pays en développement est surtout marquée par son caractère extensif. Les techniques culturales comme l’amendement des sols sont utilisés à un degré très faibles d’où l’appauvrissement progressif des superficies exploitées. Dès lors, pour prétendre à un accroissement de sa production, le paysan sénégalais est souvent obligé de jouer sur l’extension des surfaces agricoles qu’il utilise. C’est dire donc que le facteur terre peut être considéré comme un poumon pour le développement du pays. Signalons en outre que ce facteur terre n’est pas à l’abri de problèmes. Il est surtout caractérisé par un facteur menaçant qui est la dégradation des sols.

Dans les zones comme la Casamance et le Sine Saloum, cette dégradation se manifeste en grande partie à travers la salinisation c’est à dire l’extension des terres salées appelés aussi sols halomorphes ou tannes.

 

Au cours de ces trois dernières années, les sols sulfatés acides salés se sont extensivement développés, au niveau national, à la suite des dégradations entraînées par la sécheresse des années 1970. la superficie totale occupée par les sols salés et sulfatés acides salés au Sénégal et en Gambie est estimée à 1 000 000 ha d’après les études de Piera –Bareta en 1985.

Depuis quelque temps beaucoup d’organisations s’activent dans la lutte de ce phénomène qui prend dans certaines zones des proportions inquiétantes.

GREEN SENEGAL s’est inscrit depuis sa création dans cette perspective avec son projet de biodiversité et de réhabilitation des terres salées de Ndof.

 

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