L'évolution de la pauvreté au Sénégal, à
l'instar des autres pays africains est telle que le potentiel économique et
social s'en trouve profondément menacé. Les résultats de l'enquête sur les
priorités laissent apparaître une dégradation des conditions de vie pour une
partie importante de la population. En effet, malgré les résultats encourageants
obtenus sur le plan macro-économique depuis 1995, le Sénégal est classé dans la
catégorie des pays qui ont un faible niveau de développement avec un indicateur
de développement humain en 1996 de 0.326 (celui des pays sous développés est de
0,5).
Au regard de cette situation conjuguée à la rigueur des réformes mises en œuvre
depuis la dévaluation et à la nécessité de leur approfondissement dans le cadre
du scénario volontariste de forte croissance, des mesures s'imposent de plus en
plus. Il s'agit de dépasser les mesures d'assistance sociale par:
· le renforcement des capacités productives des populations les plus démunies,
· la promotion des travaux à haute intensité de main d'œuvre,
· un investissement important dans les infrastructures sociales de base que sont l'éducation, la santé et l'approvisionnement en eau potable.
Ainsi, la suppression progressive du filet
de protection sociale va s'accompagner de la mise en place d'un vaste
programme national de lutte contre la pauvreté qui vient en complément des
programmes d'investissements sectoriels pour assurer une action plus ciblée
vers certaines couches particulièrement vulnérables de la population.
C'est dans ce contexte de volonté politique d'inverser la tendance
d'appauvrissement des populations que l'Etat du Sénégal a mis en place en
partenariat avec le PNUD le Programme Elargi de Lutte Contre la Pauvreté (PELCP).
Ce programme a pour objectif l'insertion sociale et économique des groupes les
plus vulnérables et l'amélioration de leur accès aux services sociaux de base et
intervient au niveau des zones les plus touchées du Sénégal.
La région de Diourbel n'est pas en reste dans ce programme de lutte contre la
pauvreté, et plus précisément le département de Bambey. Ce département considéré
comme le plus pauvre au Sénégal est le siège du SP3 (Sous-Programme 3) qui
intervient au niveau des communautés rurales de Lambaye et Baba Garage. Le SP3
vise à promouvoir le département de Bambey en tant que centre secondaire pour
encourager la fixation des populations dans leurs terroirs. Sa mise en œuvre a
nécessité l’implantation du projet d' « Appui au développement de
l’Agroforesterie dans le cadre de la lutte contre la pauvreté ». Ce projet dont
la gestion technique en matière d'agroforesterie est confiée à l'ONG GREEN
Sénégal s'intéresse, dans sa première année, à douze villages dans les
communautés rurales de Lambaye et Baba Garage, villages où s'est déroulée cette
présente étude qui s'articule autour de deux grandes parties:
· Première partie: présentation de l'étude,
· Deuxième partie: présentation et analyse des résultats.
Pour le document complet, veuillez contacter greensenegal@sentoo.sn