Samakhe

INTRODUCTION

Durant des décennies, nourrir une population toujours croissante, accroître la production et la productivité agricole, améliorer la qualité nutritionnelle des aliments, faciliter leur accès, réduire la pauvreté surtout en zone rurale, préserver les ressources naturelles, ont été des préoccupations majeures de l’humanité.

En Afrique soudano-sahélienne, un des plus cruciaux problèmes que pose l’évolution sociale et économique est celui de la sécurité alimentaire  liée d’une part à la pression démographique et d’autre part à la production agricole sans cesse déficitaire. Cette situation conduit à des importations accrues de denrées alimentaires compromettant l’équilibre des processus de croissance  démographique et par conséquent des facteurs de stabilité sociale des pays en voie de développement de cette zone.

Au Sénégal, le secteur agricole occupe 70% de la population sénégalaise. Il  fournit 17% du PIB et s’affirme comme l’un des principaux moteurs de l’économie du pays en terme de revenu, de budget. Ce secteur, surtout céréalier connaît actuellement des crises. Il  entraîne ainsi le pays dans des problèmes de sécurité alimentaire.

Le secteur  des céréales  qui constitue la base de l’alimentation des populations rurales et urbaines, est le plus touché.  L’évolution de la production céréalière est très dépendante des conditions climatiques et par conséquent relativement instable et insuffisante. Le taux de couverture des besoins alimentaires  par la production agricole intérieure ne dépasse guère 52%.(CNSA juillet 1999). Les aléas climatiques, la baisse des investissements publics conjugués à l’insuffisance des politiques agricole en matière d’engrais, de semences et de matériel agricole se sont traduits par des performances médiocres de l’agriculture. La pauvreté gagne alors le monde rural dont les revenus proviennent du secteur agricole : faible revenu monétaire, baisse du niveau de l’autoconsommation, difficulté d’accès au crédit et faible couverture des services sociaux. La pauvreté affecte beaucoup de producteurs. Selon  les résultat des enquêtes sur les priorités, au Sénégal  30%des ménages vivent au dessous du seuil de pauvreté dont 75% vivent en milieu rural (CNSA, 1999). Cette situation varie considérablement selon les zones écologiques du pays. 

 

Dans la région de Diourbel, les catégories sociales qui ne bénéficient pas des activités génératrices sont les plus vulnérables et vivent dans une insécurité alimentaire chronique renforcée par une baisse de la production et des rendement. Cette baisse résulte de l’interaction de plusieurs facteurs dont on peut citer les plus déterminants :

§         La dégradation de l’environnement agro-pédologique aggravée par la rareté et l’irrégularité des pluies et le manque de terres cultivables ;

§         Un exode rural et  une émigration  massif ;

§         Un faible niveau d’utilisation des intrants agricoles (semences sélectionnées, engrais, produits phytosanitaires) ;

§         Un sous équipement du monde rural ;

§         Les systèmes de production sont moins performants en très grande partie ;

§         Un manque d’organisation de la filière céréalière.

Face à cette situation  la mise en œuvre de stratégies adéquates permettant la réduction de la pauvreté et  des problèmes d’autosuffisance  alimentaire est d’une importance capitale. L’agriculture  doit se transformer pour répondre à la demande de produits vivriers qui augmente sans cesse  au rythme d’une croissance démographique galopante.

De son coté, la recherche agronomique met au point, par amélioration génétique, des variétés de plantes vivrières  adaptées aux diverses conditions Agro-écologiques et aux différents systèmes de cultures pour l’autoconsommation et les circuits de consommations.

Dans  la lutte contre la pauvreté, le programme des nations unies pour le développement (PNUD) a mis en place cinq sous programmes dont le sous programme 3 de Bambey, appui au développement de l’agroforesterie pour lutter contre la pauvreté au niveau des communautés rurales de Lambeye et de Baba Garage.

L’ONG  Green est chargée de l ‘exécution des activités d’aménagement et de gestion durable des ressources naturelles. Il s’agit de l’application et de la vulgarisation de techniques valorisant au mieux les ressources naturelles locales, régénérant les sols, permettront de protéger l’environnement tout en augmentant les revenus et la situation nutritionnelle des populations. Un volet production de semences est initié au niveau des paysans pilotes en collaboration avec l’unité de production de semences (UPSE) du CNRAde Bambey,  dans les communautés rurales de Lam baye et de Baba Garage  qui se trouvent marquées par une dégradation très aiguë de l’environnement agro-pédologique aggravée par la rareté et l’irrégularité des pluies.

Dans une zone en proie aux conditions agro-climatiques défavorables comme, celle du Sahel, on ne saurait assez insister sur le rôle combien important que jouent les semences de bonne qualité dans l’augmentation de la production agricole.

 

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